LE POUVOIR COMMUNAL A-T-IL SAOULÉ LE SEPTANTENAIRE ?

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La direction d'un État n'est pas assurée par des slogans, des discours de propagande sans fond ni lien rationnel avec un projet de société.

En 2010, la naissance fracassante de l'alliance nationale pour le changement (ANC) a poussé certains militants de l'Union des Forces de Changement (UFC) dans la transe d'un renouveau de paille. Au bout de 15 ans, le désenchantement confirme les illusions attachées à des promesses fallacieuses.

Le changement peut-il commencer au sein de l'ANC et convaincre J-P FABRE à céder la présidence de son parti ?

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Les donneurs de leçons sont aujourd'hui dans les épreuves de l'exercice du pouvoir public. La gestion des communes, après le scrutin municipal de 2019, passe pour une corvée administrative, exposant ainsi les limites managériales de ceux qui visaient plus haut.

Comment peut-on prétendre controler les affaires de l'État à l'échelle présidentielle, lorsque la gestion des charges communales se révèle cahotique dans les actes indigestes ?

Il faudrait bien s'y résoudre pour sa propre crédibilité. À soixante-douze ans passées, le leader de l'ANC devrait anticiper sur les contestations de quelques jeunes nostalgiques des mouvements populaires dont ils sont accoutumés au sein de l'opposition.

Le Professeur Léopold Gnininvi de la convention démocratique des peuples africains (CDPA) a donné un exemple qui attend d'être repris par les leaders vieillissants de l'opposition. L'alternance à la base attend d'être implémentée par ceux qui s'y réfèrent.

La déroute d'un homme politique finissant

Trois fois candidat à l'élection présidentielle égalent les trois échecs consécutifs. Candidat de substitution en 2010, J-P FABRE a récolté 33,93 % des suffrages exprimés. 35% en 2015 encore une fois a flatté l'orgueil du Président de l'ANC dans la position de leadership au sein de l'opposition togolaise.

L'entêtement du Maire de la Commune Golfe 4 a achevé son humiliation au scrutin présidentiel de 2020. Une belle douche froide a étriqué les ambitions irréalistes du dauphin malheureux de Gilchrist Olympio. À 4,35% des suffrages exprimés, J-P FABRE aurait dû comprendre les limites de son combat.

Aujourd'hui encore, ces attaques contre le pouvoir d'État apparaissent comme des frémissements de survie dont font preuve des sardines hors  du lac.

Cité Togo web presse 

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