LE PARRAIN DE LA FORCE ANTI PUTSCH EXPULSE LA MISSION DE MEDIATION

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Quelle réflexion suggère la réaction du Chef de l'État Bissau guinéen, face à la politique d'ingérence de la CEDEAO dans les affaires intérieures des États membres de la Communauté ?

Le Président sortant, Umaru Sissoco Embalo, grand apôtre de la doctrine de l'intervention musclée de la CEDEAO contre le régime militaire au Niger, est aujourd'hui en proie aux contradictions dans son pays.

Président de la Guinée Bissau depuis le 27 février 2020, Embalo Sissoco rechigne à organiser les élections présidentielles, après l'expiration de son mandat de cinq (05) ans, malgré l'injonction de la voie juridictionnelle habilitée. Pourquoi le chantre de la doctrine anti putsch s'oppose à la médiation de la CEDEAO ?

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CHANTRE DE LA FORCE ANTI PUTSCH CEDEAO 

Umaru Sissoco Mokhtar Embalo a présidé l'instance de la CEDEAO du 03 juillet 2022 au 24 février 2024. En cette qualité, "le Général du peuple" a été vindicatif et l'un des promoteurs de la "solution finale" contre les auteurs du coup d'État ayant renversé le régime du Président Mohamed Bazoum au Niger en 2023.

Le Président Embalo a dissout, en décembre 2023, le Parlement dominé par l'opposition Bissau guinéenne, suite à une tentative de pronunciamiento déjoué.

Alors que le scrutin présidentiel est fixé au mois de septembre 2025 par aménagement juridictionnel, le Président sortant a d'autorité poussé la date du scrutin au 30 novembre 2025. Il s'est déclaré candidat à l'élection présidentielle, un revirement qui devrait surprendre son épouse dont la sagesse prévoyait autrement l'issue du mandat de son mari.

L'attitude de Mokhtar Embalo peut-elle constituer une cause de mise en œuvre de la force anti putsch de la CEDEAO ?

EXPULSION ENVISAGÉE DE LA MISSION CEDEAO

La mission de médiation de la CEDEAO en Guinée Bissau a frôlé l'humiliation, si l'opprobre n'ait été consommée, malgré le départ anticipé de la délégation.

Prétextant d'un dépassement de ses prérogatives en terre bissau guinéenne, le "Général du peuple" a déclaré persona non grata la mission de la CEDEAO. Le 03 mars 2025, la sagesse a instruit les visiteurs à déguerpir, avant toute mesure de contrainte.

Quelle crédibilité accordée à l'institution CEDEAO à la lumière des actes de défi posés par le Président sortant de la Guinée Bissau ?

Le Président Mokhtar Umaru Sissoco Embalo confirme les réserves de l'alliance des états du sahel (AES) aujourd'hui en désaccord avec les méthodes de la CEDEAO.

Le Mali, le Burkina Faso et le Niger sont confortés dans leur position et rejet de la police politique exercée par cette communauté à l'égard des états membres. Embalo Sissoco semble avoir ruiné le peu de crédit encore à l'actif de la CEDEAO. Sans prédire une fin quelconque de l'autorité de la CEDEAO, on est fondé à lire, dans ses actes, les instants du crépuscule annoncé du jubilé de l'institution en phase critique.

Cité Togo web presse 

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