La notoriété épiscopale de l’évêque de Dapaong semble déborder les limites disciplinaires fixées par le Saint Siège. Probablement inspiré par les frasques politiques de son ainé, Mgr Philippe Fanoko Kpodzro, les dérives consommées de l’évêque Dominique Banlène Guigble mettent à mal toute une communauté de croyants catholiques.

 

Nostalgique du parrain spirituel de la DMK, le Prélat des savanes songe-t-il déjà à se défroquer au crépuscule de son sacerdoce ? Les propos séditieux, tenus sous prétexte d’une communion de souffrances avec une certaine population, constituent un acte en décalage avec la retenue attendue d’une personnalité de son rang. Cette attitude est condamnable de la part d’un homme respectable, auréolé de prestige dans sa communauté religieuse. A l’heure où la classe politique de l’opposition cherche à attiser les rancœurs, les hommes en soutane restent les derniers remparts de régulation des tensions sociales.

 

Aux âmes bien nées, la valeur ignore le poids des âges. A soixante-deux (62) ans, Mgr Dominique pourrait bien songer à se départir de la soutane au profit de la cravate de l’homme politique. Cette posture aurait le mérite d’un jeu franc et sincère.

 

Sans bannière politique particulière, le Prélat des savanes pourrait profiter du report du scrutin législatif et régional pour une candidature à titre indépendant. Il aura ainsi franchi le rubicond en rendant plus clair le jeu trouble derrière les discours religieux.