QUI EN VEUT AU PAYS AMI DE L'AES ?
Le 20 juillet, une attaque a été perpétrée contre le poste opérationnel avancé de Kpékpakandi, au nord du Togo, dans la région des Savanes, située près de la frontière avec le Burkina Faso. Elle a été revendiquée par le Groupe de soutien à l'islam et aux musulmans (JNIM). C'est une position des forces de défense et de sécurité togolaises qui a été visée.
Cette attaque contre le Togo est-elle anodine ? A analyser les informations reçues, il y a des éléments qui amènent à en douter.
En effet, l’objectif des terroristes était de prendre possession de cette base installée par les autorités togolaises pour contrôler et protéger la zone. Ce fut un cuisant échec de ces ennemis de la paix, car les forces de défense et de sécurité togolaises leur ont opposé une riposte énergique.
Le plus choquant c’est que l’attaque du samedi dernier se déroule à un moment où le Togo a fait montre de sa pleine souveraineté dans une négociation avec l’Union européenne. Les détails.
Dans l'ombre des discussions de coopération entre l'Union européenne et le Togo, une enquête journalistique révèle des tensions et des enjeux de souveraineté qui soulèvent de sérieuses questions sur les véritables intentions derrière les propositions de ce partenariat militaire.
Il en ressort que l’Union européenne a fait au Togo une proposition d’un accord de coopération militaire, avec livraison de divers équipements de combat en vue de l’aider dans la lutte contre le terrorisme au Nord du pays. Ceci à coup de milliards de francs CFA. Cependant, en observant les détails relatifs à cette offre, les autorités togolaises remarquent qu’il s’agit d’un service sans valeur réelle ajoutée. Faisant usage de sagesse et par clairvoyance, le Président Togolais Faure a, avec son habituel calme olympien, demandé un test operationnel. Quelle ne fut sa déception. Même les appareils de surveillance aériens ne sont capables de fournir un exploit proche de ceux des petits réalisateurs de clips vidéo du Togo. Or, ici on parle de vecteurs aériens militaires.
Au-delà de l'équipement, l'UE a posé des conditions qui remettent en question l'autonomie du Togo. L'accord exigeait que des officiers formateurs européens bénéficient d'une immunité diplomatique étendue et d'un traitement privilégié, sans contrôle efficace de leur activité sur le territoire togolais. Ces demandes ont été perçues comme une tentative d'imposer une influence extérieure sous couvert d'aide, conduisant à un rejet catégorique de la proposition par le Togo.
Le Togo à opté pour le respect de sa souveraineté et demande à ces « bonnes volontés » de respecter systématiquement le protocole diplomatique, universellement connu. Ce n’est point un champ bataille pour une sous-préfecture administrée par Bruxelles ou les troupes du Général Dégaulle peuvent être déployé suivant les humeurs d’un partenaire.
Nourrissant un partenariat plus que harassant et particulier se limitant à la région des savanes, pour des intérêts non clairement définis, pour une énième fois, les autorités togolaises ont encore donné une fin de non recevoir.
Ce bras de fer largement maitrisé par le « chef » comme l’appel affectueusement nos amis du Togo, entraine une colère des partenaires qui, dans un geste qui semble être guidé plus par l'émotion que par la diplomatie, a suspendu unilatéralement sa coopération militaire avec le Togo. Cette décision a été largement médiatisée, présentant le Togo comme réfractaire à l'aide contre le terrorisme.
Kpékakandi : Une grosse Coïncidence survient…
Dans la foulée de rupture de coopération avec les sauveurs de l’Afrique, une attaque très bien médiatisée survient. Aucune déduction n’est forcément évidente même si certains observateurs de la géopolitique africaine y voient un lien.
Le Togo reste un bon corridor ouvert sur les pays « ennemis » et ne peu se permettre de refuser une offre de ses anciens maîtres.
SÉKOU TOURE avait il. Raison ?
De surcroit, la position du pays de Faure Gnassingbé vis-à-vis des pays de l’AES dérange énormément. Mais le Togo reste et demeure tenace dans son positionnement diplomatique. Ni « la France, ni l’UE ne viendra imposer la forme de la coopération avec le Togo », a-t-on entendu dans les couloirs au tapis rouge de lomé.
En tout cas, l’armée togolaise protège au mieux son territoire. A l’évidence, de tous ces pays sur le corridor ouest-africain, seul le nord du Togo n’a pas connu jusqu’à ce jour une zone occupée par les terroristes.
Quant aux armes exhibées par les terroristes via des images et vidéos relayées par des médias de propagande, il y a assez de doute qui s’y plane au vu du témoignage des sources proches du champ des opérations kondjouare. Ces images d'armes soi-disant dérobées aux FAT fortement médiatisés comme prise sont elle pour légitimer et enrober leur communication, sachant qu’elles seront reprises par des médias qui les soutiennent ?
Très stratégiquement, le président Faure Gnassingbé, contrairement à ce qui se dit, est campé dans la logique d’action, plus tôt que de communication hasardeuses ou précipitées. La preuve, il avait dépêché le même samedi son chef d’Etat major pour soutenir la troupe et a pris des dispositions idoines. Il faut préciser qu’au lendemain de l’attaque, les soldats togolais ont neutralisé de source confirmée et sure au front plus d’une centaine de terroriste grâce à une attaque tactique des vecteurs aériens.
Cette enquête révèle une facette peu reluisante des interactions internationales, où les intérêts géopolitiques se masquent derrière des offres d'assistance. Le Togo, sous la direction de son président, semble déterminé à défendre sa souveraineté, même face à d'anciens alliés devenus des interlocuteurs exigeants et peut-être manipulateurs.
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